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ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA DÉFICIENCE INTELLECTUELLE (3 ème partie)

20 Fév 2018

 

ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA DÉFICIENCE INTELLECTUELLE

JEUDI 11 et VENDREDI 12 janvier 2018

Paris, Maison de l’UNESCO

UN ÉVÉNEMENT FONDATEUR

2ème journée

Après-midi

 

Dernier thème abordé et pas des moindres, celui qui concerne ce qu’on appelle maintenant les « comportements-défis ».

 

Comprendre, prévenir et accompagner les troubles du comportement

 

Pr Jean-Jacques Detraux :

 

Définition :

Il s’agit de comportements inadaptés, perturbateurs qui sont depuis une trentaine d’années envisagés comme des comportements-défis (challenging behaviour) car posant question à l’organisation des services ou au système familial.

Ils regroupent les comportements agressifs (physiques et verbaux), stéréotypés, auto-mutilatoires.

Ces comportements ne disparaissent pas avec un simple changement de milieu.

Il convient de différencier et de ne pas assimiler comportement défi (qui résulte d’une interaction individu/environnement) à des troubles psychiatriques.

 

Quel est leur impact ? Ils induisent un rejet social élevé et un épuisement tant chez les parents que chez les professionnels. Peu de recherches empiriques ont été menées sur la question.

Comment les évaluer ? Ils requièrent une approche multidimensionnelle : médicale, environnementale car de nombreux facteurs sont présents et interagissent (douleur physique, absence de moyens de communication, facteurs environnementaux peu stimulants etc.). Pas de cause unique et isolée !

 

 

Comment intervenir ?

 

 

L’approche la plus prometteuse semble être une analyse comportementale combinée à la mise en place d’apprentissages ciblés sur des compétences. Des approches utilisant des environnements multi-sensoriels comme le snoezelen se sont montrées efficientes sous certaines conditions.

Quelques principes d’intervention :

– réaliser une intervention dans le contexte-même où interviennent les crises.

– agir tôt dans le développement afin de prévenir ces comportements-défis : dynamique particulière dans l’époque charnière entre 5 et 18 ans

– les techniques utilisant une rétention ne sont à utiliser qu’en extrême recours et de manière temporaire.

 

La création d’unités pluridisciplinaires d’évaluation et de traitement des situations de crise ou de comportement-défi, en collaboration avec le secteur médico-social et les familles, reliées par des équipes mobiles de prévention et d’évaluation des situations de crise, serait souhaitable pour une meilleure gestion des ces situations délicates.

 

– Les troubles du comportement dans le Syndrome de Prader-Willi ont été abordés par plusieurs intervenants.

 

 

 

-La déléguée départementale de Seine-et-Marne ARS 77 précise la position de l’ARS concernant la question des troubles du comportement : comment une délégation en vient à prendre connaissance d’un trouble du comportement, quels sont les principes promus par l’ARS auprès de l’ensemble des acteurs en charge de l’accompagnement médico-social, comment ces principes sont mis en œuvre.

Une conclusion diversement appréciée par l’assemblée…

 

Conclusion des deux journées : Débat et perspectives

 

Quelques expressions ou phrases retenues :

 

« Nécessité de sensibiliser les citoyens au handicap intellectuel »

«  accompagnement psychosocial de la personne « 

« il faut une politique nationale affirmée… »

« une société ne peut pas être inclusive si elle ne connaît pas les enfants avec handicap »

 »inclusion ne signifie pas moins de moyens et d’accompagnement »

« mais où est l’Éducation Nationale ? » « On attendait de Mme Cuzel de bonnes nouvelles : on n’en a pas vraiment eu »

« on a besoin de pédopsychiatre. Or, c’est une discipline sinistrée ».

 

 

 

Syndrome Angelman France – 20 février 2018

 

Voir les articles complémentaires :

Journée 1

ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA DÉFICIENCE INTELLECTUELLE : UN ÉVÉNEMENT FONDATEUR

ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA DÉFICIENCE INTELLECTUELLE : UN ÉVÉNEMENT FONDATEUR

Journée 2 Matin

ÉTATS GÉNÉAUX DE LA DÉFICIENCE INTELLECTUELLE (2ème partie)

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